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IA & santé : enjeux, innovations et amélioration de la qualité de vie

Article BeTomorrow - IA en Santé

Sommaire

  1. État des lieux : IA & santé, de quoi parle-t-on ?
  2. De la donnée brute aux soins personnalisés : le rôle clé de l'IA
  3. L'enjeu de l'adhésion : wearables, gamification et facteur humain
  4. Le rôle essentiel des aidants dans l'écosystème numérique
  5. Développer une solution d'IA pour la santé : les 4 piliers de la réussite
  6. FAQ : IA & Santé
  7. Transformez votre vision en solution qui engage vraiment

Dans le secteur de la santé ne se limite plus à la recherche fondamentale ou à la robotique chirurgicale. De l'aide au diagnostic via le Machine Learning aux dispositifs médicaux numériques (DMN) centrés sur le patient, elle redéfinit le parcours de soin. Les algorithmes d'apprentissage automatique analysent désormais des millions d'images médicales pour détecter des cancers, tandis que les données de santé transforment la médecine réactive en médecine prédictive.

Mais au-delà de la performance technologique pure, un enjeu majeur émerge : comment l'intelligence artificielle peut-elle concrètement améliorer la qualité de vie quotidienne des patients ? Comment passer du "soigner" au "mieux vivre" ? Retour sur les défis stratégiques et les opportunités pour les acteurs de la e-santé, basés sur notre expertise et le webinaire BeTomorrow "Digital Health: Augment Quality of Life with AI".


Médecin à son bureau devant sa tablette
Des produits numériques issus d'une compréhension fine des besoins soignants-patients

État des lieux : IA & santé, de quoi parle-t-on ?

Les 3 piliers technologiques qui transforment la médecine

L'Intelligence artificielle en santé repose aujourd'hui sur trois domaines d'application majeurs, chacun répondant à des besoins cliniques distincts :

1. L'aide au diagnostic assisté par algorithmes

Les systèmes de Deep Learning excellent dans l'analyse d'imagerie médicale. Entraînés sur des millions de radiographies, scanners ou IRM, ces algorithmes prédictifs détectent des anomalies que l'œil humain pourrait manquer. Dans le domaine de la dermatologie, par exemple, certains modèles atteignent des taux de précision comparables à ceux de dermatologues expérimentés pour identifier des mélanomes.

Un algorithme ne "devine" pas. Il identifie des patterns statistiques dans des datasets massifs. C'est pourquoi la qualité des données d'entraînement détermine sa fiabilité clinique.

2. La médecine prédictive et personnalisée

Grâce au Big Data et aux biomarqueurs digitaux, l'IA anticipe désormais les risques de maladies chroniques avant l'apparition des symptômes. Les modèles prédictifs croisent génétique, historique médical, comportements (via wearables) et facteurs environnementaux pour établir des scores de risque individualisés. Cette médecine de précision permet d'intervenir en phase de prévention plutôt qu'en phase aiguë.

3. La robotique et l'assistance au geste médical

Au bloc opératoire, les systèmes robotiques assistés par IA augmentent la précision gestuelle des chirurgiens. Dans les EHPAD, des robots conversationnels utilisant des modèles de langage (type ChatGPT) luttent contre l'isolement des personnes âgées. Ces technologies ne remplacent pas l'humain : elles étendent ses capacités.

Le cadre réglementaire et éthique : un passage obligé

Développer une solution d'IA en santé en France implique de naviguer dans un environnement normatif strict :

  • HAS (Haute Autorité de Santé) : Évalue les dispositifs médicaux numériques pour leur remboursement potentiel. Un algorithme de diagnostic doit prouver son utilité clinique par des études robustes.

  • RGPD et sécurisation des données : Les données de santé sont sensibles. Leur traitement exige des infrastructures certifiées (hébergeurs agréés HDS) et une traçabilité totale des flux.

  • Éthique de l'IA : Les biais algorithmiques (sur-représentation d'une population dans les données d'entraînement) peuvent créer des inégalités de soin. Transparence et explicabilité (explainable AI) deviennent des impératifs.

Attention : Un algorithme performant en laboratoire peut échouer en conditions réelles si son cadre d'usage n'a pas été pensé avec les professionnels de santé et les patients.

De la donnée brute aux soins personnalisés : le rôle clé de l'IA

Transformer le Big Data en insights actionnables

L'IA pour la santé excelle dans un domaine précis : extraire du sens dans le chaos informationnel. Un patient chronique génère des milliers de points de données chaque mois (glycémie, tension, activité physique, sommeil, adhésion médicamenteuse). Analyser manuellement ces flux ? Impossible. C'est là qu'interviennent les algorithmes d'apprentissage automatique.

Comme le souligne Agathe ACCHIARDO, notre invitée sur le webinaire et fondatrice de Think Next (cabinet de conseil spécialisé dans la prospective et l'innovation dans le domaine de la santé) :

L'IA doit aller au-delà du simple rappel de prise de médicaments. Elle doit fournir des recommandations personnalisées basées sur l'analyse des comportements individuels, pour permettre aux patients de vivre mieux avec leurs maladies chroniques.

Concrètement, un système d'IA efficace transforme :

  • Des données brutes (Exemple : glucose à 1,8 g/L à 23h après un repas riche en glucides)

  • En insights actionnables ("Vos pics de glycémie nocturnes sont liés à vos dîners tardifs. Essayez de dîner avant 20h cette semaine")

Cette capacité à contextualiser, à personnaliser et à anticiper distingue une solution d'e-santé médiocre d'un véritable parcours de soin digital efficace.

Cas d'usage concret : l'exemple de Toilet Finder

Les innovations les plus percutantes ne sont pas toujours les plus technologiques. L'application Toilet Finder, développée par BeTomorrow, illustre parfaitement comment l'IA en santé peut améliorer la qualité de vie par des solutions pragmatiques.

Initialement conçue pour intégrer des fonctionnalités GPS et indiquer l'emplacement de toilettes publiques, cette application a acquis une utilité imprévue pour des patients souffrant de maladies chroniques intestinales (Crohn, rectocolite hémorragique) ou d'endométriose. En facilitant l'accès rapide à des toilettes adaptées, elle réduit :

  • L'anxiété sociale : La crainte de ne pas trouver de toilettes limite les sorties. L'app restaure une forme d'autonomie.

  • Les barrières à l'emploi : Certains patients évitent des postes nécessitant des déplacements professionnels.

  • L'isolement : Pouvoir sortir sereinement améliore la participation sociale.

Cet exemple souligne l'importance pour les entreprises de médecine personnalisée de créer des solutions qui répondent à des besoins pratiques et immédiats, tout en offrant des bénéfices mesurables sur le long terme. À l'inverse des applications de diagnostic assisté qui ciblent les professionnels de santé, ce type de solution vise directement le patient dans sa "vraie vie" (concept de Real World Evidence).

Illustration - E-book - IA en santé

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : 5 CAS D'USAGE DANS LE SECTEUR DE LA SANTÉ

  • Les avancées de la médecine sur-mesure, optimisée par l’intelligence artificielle.
  • Les bénéfices de l'IA au service des aidants et des patients.
  • La puissance de l’IA pour anticiper les maladies grâce à l’analyse de données.
  • Les capacités de l’IA pour optimiser la gestion des ressources et des processus médicaux.
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L'enjeu de l'adhésion : wearables, gamification et facteur humain

Pourquoi 70% des dispositifs connectés finissent dans un tiroir

Vous connaissez certainement ce scénario : un patient reçoit son wearable (montre connectée, capteur de glucose en continu, tensiomètre connecté). Les trois premières semaines ? Enthousiasme et consultation compulsive des données. Au bout de trois mois ? L'appareil dort dans un tiroir.

Montre connectée
Des outils numériques "wearables" qui doivent aller au-delà de la simple collecte de données

Katarzyna WAC, directrice du Quality of Life Technologies Lab de l'Université de Genève, et notre deuxième intervenante sur le webinaire, explique ce phénomène :

Les patients ne veulent pas simplement collecter des données. Ils veulent que ces données les aident à se sentir mieux et à améliorer leur vie quotidienne. Sans bénéfice perçu tangible, l'engagement patient s'effondre.

Les causes de cet abandon massif sont multiples :

  • Manque de personnalisation : Les seuils d'alerte sont génériques, non adaptés au profil individuel.

  • Absence de feedback positif : L'application ne valorise pas les progrès, elle se contente d'afficher des chiffres.

  • Surcharge informationnelle : Trop de notifications tuent la notification. Le patient se désensibilise.

  • Déconnexion avec le parcours de soin : Les données ne sont pas partagées avec le médecin, qui continue de baser ses décisions sur des consultations trimestrielles

La gamification comme levier d'engagement thérapeutique

Face à ce défi de l'observance, la gamification émerge comme une solution éprouvée. Le principe ? Emprunter les mécaniques des jeux vidéo (progression, récompenses, défis) pour maintenir l'engagement sur le long terme.

Les 5 mécanismes de gamification qui fonctionnent en santé :

  1. Visualisation des progrès : Graphiques de tendance sur 3 mois (et non juste la dernière valeur). Le patient voit concrètement l'impact de ses efforts.

  2. Système de points et badges : Récompenser l'adhésion quotidienne (ex : "7 jours consécutifs de prise de tension le matin").

  3. Défis progressifs : Proposer des objectifs graduels ("Marchez 500 pas de plus cette semaine") plutôt que des objectifs inaccessibles.

  4. Dimension sociale : Groupes de patients partageant des défis communs (avec anonymisation si nécessaire).

  5. Feed-forward, pas seulement feedback : L'IA prédit l'impact de comportements futurs ("Si vous maintenez ce rythme de marche, votre HbA1c devrait baisser de 0,3% d'ici 2 mois").

La gamification ne remplace pas l'efficacité thérapeutique. C'est un amplificateur d'adhésion. Un jeu amusant qui n'améliore pas la santé reste un jeu, pas un dispositif médical numérique.

Agathe Acchiardo insiste sur ce point :

Les patients doivent pouvoir visualiser leur évolution au fil du temps pour ressentir une certaine efficacité personnelle et être incités à utiliser l'application sur le long terme.

Gamification dans la santé - illustration

5 PRINCIPES POUR INTÉGRER LA GAMIFICATION DANS LA SANTÉ

  • Des approches ludiques pour favoriser l’engagement des patients
  • Des stratégies efficaces pour embarquer les clients dans leur parcours de soin
  • Des mécanismes pour encourager les patients à devenir acteur de leur bien-être
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Le rôle essentiel des aidants dans l'écosystème numérique

Une erreur stratégique fréquente dans le développement de produits numériques en santé ? Concevoir uniquement pour le patient. En réalité, 60% des malades chroniques s'appuient sur au moins un aidant (conjoint, parent, enfant) pour la gestion quotidienne de leur maladie.

Les aidants sont souvent les vrais utilisateurs des solutions d'e-santé :

  • Ils paramètrent l'application

  • Ils vérifient les alertes

  • Ils encouragent (ou forcent) l'utilisation régulière

Katarzyna Wac souligne que la charge cognitive et émotionnelle des aidants est systématiquement sous-estimée par les concepteurs de solutions numériques. Résultat ? Des interfaces trop complexes, des notifications anxiogènes, un manque de fonctionnalités dédiées.

Comment intégrer les aidants dans votre stratégie produit :

  • Créer un double compte : Patient + Aidant, avec des niveaux d'accès différenciés.

  • Fournir des insights dédiés : "Votre proche a bien pris ses traitements cette semaine" (réassurance) vs "3 pics de glycémie anormaux détectés" (alerte actionnelle).

  • Offrir des ressources de soutien : L'IA en santé peut aussi servir à réduire le burnout des aidants en automatisant les tâches répétitives (rappels, suivi de rendez-vous).

L'Intelligence artificielle apporte une dimension supplémentaire en automatisant certaines tâches répétitives et en fournissant des recommandations précises, réduisant ainsi la charge mentale des aidants tout en améliorant l'efficacité des soins.

Développer une solution d'IA pour la santé : les 4 piliers de la réussite

Vous êtes un laboratoire pharmaceutique, une startup MedTech ou un acteur de la santé numérique ? Voici les facteurs clés de succès identifiés par les experts du secteur pour maximiser l'adoption et l'impact de votre solution.

1. Adopter une approche centrée sur l'humain, pas sur le patient

Nuance sémantique majeure. Un "patient", dans l'imaginaire collectif, est un individu défini par sa maladie, passif, hospitalisé. Un "humain" vit, travaille, aime, voyage, avec une maladie chronique en arrière-plan.

Comme l'explique Katarzyna Wac :

Il est crucial de modéliser les comportements et les besoins réels des individus dans leur contexte quotidien, plutôt que de se concentre uniquement sur les paramètres cliniques traditionnels.

Concrètement, cela signifie :

  • Mesurer la qualité de vie, pas seulement les biomarqueurs. Une HbA1c parfaite mais une vie sociale détruite n'est pas un succès thérapeutique.

  • Concevoir pour le "healthspan", pas seulement le "lifespan". L'objectif n'est pas de vivre 90 ans alité, mais 85 ans autonome.

  • Intégrer les Patient-Reported Outcomes (PROs) : Seul le patient peut décrire l'impact réel d'un symptôme sur sa vie.

2. Pratiquer la co-conception avec toutes les parties prenantes

Une solution d'e-santé ne réussit que si elle s'intègre dans un écosystème complexe :

  • Patients et aidants : Pour garantir l'utilisabilité réelle.

  • Médecins et soignants : Pour assurer la crédibilité clinique et l'intégration dans le parcours de soin.

  • Payeurs (Sécurité sociale, mutuelles) : Pour obtenir un remboursement via la HAS.

La co-conception implique des ateliers réguliers dès la phase de prototype, pas des validations a posteriori. Les méthodologies de design d'expérience utilisateur (UX) adaptées à la santé (comme le Design Thinking médical) sont indispensables.

Médecin et patient regardant une tablette
L'IA permet des solutions individualisées tant pour le soignant que pour le patient

3. Garantir la conformité réglementaire dès la conception

L'IA en santé évolue dans un cadre normatif strict. Intégrer la conformité en fin de projet ? C'est prendre le risque de devoir tout refaire.

Les 3 aspects réglementaires à anticiper :

  • Classification en tant que DMN (Dispositif Médical Numérique) : Si votre solution diagnostique, surveille ou traite, elle est considérée comme un dispositif médical. Marquage CE obligatoire.

  • Conformité RGPD et hébergement HDS : Les données de santé doivent être hébergées sur des serveurs certifiés. Le traitement et sécurisation des données n'est pas négociable.

  • Évaluation HAS pour le remboursement : Documenter l'utilité clinique via des études (idéalement randomisées) dès la phase pilote.

Attention : Les algorithmes d'IA évolutifs (qui apprennent en production) posent des défis réglementaires spécifiques. La version certifiée CE doit rester figée ou suivre un protocole de mise à jour validé.

4. Construire un modèle économique viable

L'enthousiasme technologique ne suffit pas. Une solution d'IA doit générer de la valeur économique pour être pérenne.

Les 3 modèles de financement possibles :

  • B2B via les laboratoires pharmaceutiques : Développer une application compagnon pour un médicament chronique (amélioration de l'observance).

  • B2B via les mutuelles : Proposer des programmes de prévention réduisant les coûts de prise en charge long terme.

  • Remboursement direct par la Sécurité sociale : Le Graal, mais nécessite une validation HAS longue et coûteuse.

La population vieillit, les maladies chroniques explosent. Le passage d'une approche centrée sur la longévité à une approche centrée sur la qualité de vie n'est pas une tendance passagère. C'est une transformation structurelle du système de santé.


FAQ : IA & Santé

Qu'est-ce que l'IA en santé concrètement ?

L'IA en santé désigne l'ensemble des technologies d'Intelligence artificielle (Machine Learning, Deep Learning, traitement du langage naturel) appliquées au secteur médical. Elle couvre le diagnostic assisté, la médecine prédictive, la personnalisation des traitements, l'optimisation des parcours de soin et l'amélioration de la qualité de vie des patients via des dispositifs médicaux numériques.

Quels sont les principaux cas d'usage de l'IA appliquée à la santé ?

Les trois domaines majeurs sont : 1) L'aide au diagnostic (analyse d'imagerie médicale, détection de cancers), 2) La médecine personnalisée via l'analyse de Big Data (prédiction de risques, adaptation des posologies), 3) Les solutions d'e-santé centrées sur le patient (wearables, applications thérapeutiques, gamification pour l'observance).

Comment l'IA améliore-t-elle la qualité de vie des patients ?

L'IA transforme des données de santé brutes en insights actionnables. Par exemple, au lieu de simplement afficher un taux de glycémie, un système d'IA identifie les patterns ("Vos pics surviennent après les repas riches en glucides le soir") et propose des ajustements comportementaux concrets. Elle permet aussi de réduire l'anxiété via des outils pratiques (ex : applications localisant des toilettes pour malades chroniques).

Qu'est-ce qu'un Dispositif Médical Numérique (DMN) ?

Un DMN est une application ou un logiciel considéré comme un dispositif médical car il diagnostique, surveille ou traite une pathologie. En France, ces solutions doivent obtenir un marquage CE et peuvent être évaluées par la HAS pour un potentiel remboursement. Les algorithmes prédictifs utilisés en santé entrent souvent dans cette catégorie.

Pourquoi les patients abandonnent-ils les applications de santé ?

70% des wearables et applications sont abandonnés après 3 mois. Les raisons principales : manque de personnalisation, absence de feedback positif valorisant les progrès, surcharge de notifications, et surtout absence de bénéfices perçus tangibles sur la qualité de vie. C'est pourquoi la gamification et l'approche centrée sur l'humain deviennent essentielles.

Comment intégrer l'IA en respectant le RGPD ?

Les données de santé sont des données sensibles. Leur traitement nécessite : 1) Un hébergement certifié HDS (Hébergeur de Données de Santé), 2) Le consentement explicite du patient, 3) La traçabilité totale des accès et traitements, 4) L'anonymisation ou pseudonymisation des données pour l'entraînement d'algorithmes d'apprentissage automatique. Le traitement et sécurisation des données doit être pensé dès la conception (Privacy by Design).

Quel est le rôle des aidants dans les solutions d'e-santé ?

Les aidants (famille, proches) sont souvent les vrais utilisateurs quotidiens des solutions d'IA en santé pour les patients chroniques. Ils paramètrent, vérifient les alertes, encouragent l'utilisation. Les intégrer dans la stratégie produit (double compte Patient/Aidant, insights dédiés, automatisation des tâches répétitives) améliore drastiquement l'adhésion et réduit leur charge mentale.

Comment une entreprise peut-elle développer une solution d'IA en santé rentable ?

Quatre piliers : 1) Co-conception avec patients, soignants et payeurs dès le départ, 2) Conformité réglementaire anticipée (DMN, RGPD, HAS), 3) Preuves d'efficacité clinique et économique (études randomisées), 4) Modèle économique viable (B2B laboratoires/mutuelles ou remboursement Sécurité sociale). L'approche centrée sur le healthspan (qualité de vie) plutôt que simplement le traitement différencie les solutions qui réussissent.


Transformez votre vision en solution qui engage vraiment

L'intelligence artificielle en santé n'est pas une fin en soi. C'est un outil puissant, mais qui ne crée de la valeur que lorsqu'il est mis au service d'une vision humaniste : améliorer non pas la performance d'un algorithme, mais le quotidien réel de millions de patients et d'aidants.

La convergence entre médecine personnalisée, gamification, analyse de Big Data et design d'expérience utilisateur ouvre des opportunités inédites. Mais elle exige aussi une expertise pluridisciplinaire rare : maîtrise technique des algorithmes d'apprentissage automatique, compréhension du cadre réglementaire (HAS, RGPD), et surtout capacité à concevoir pour des humains, pas pour des "patients abstraits".

Vous développez un Dispositif Médical Numérique ou une solution e-santé ?

Échangez avec nos experts en Data, IA et Design UX spécialisés dans le secteur de la santé. Nous accompagnons les laboratoires pharmaceutiques, les startups MedTech et les acteurs de la santé numérique pour maximiser l'adoption et l'impact clinique de leurs solutions.

Nous avons par exemple collaboré avec le groupe Biogen, entreprise internationale du secteur de la santé et des biotechnologies, pour reprendre le développement de son application Cleo, compagnon digital de personnes atteintes de la sclérose en plaques.

Contactez nos experts en IA et santé numérique

Retrouvez l'intégralité des interventions de Katarzyna Wac (Université de Genève) et Agathe Acchiardo (Think Next) sur les stratégies d'engagement patient et l'intégration de l'IA dans les parcours de soin : Découvrir le replay du webinaire

IA en Santé - Webinaire Digital Health - Speakers
Merci aux intervenants de ce webinaire : Katarzyna Wac, Agathe Acchiardo et Paul Duchâteau !

Cet article, initialement publié en octobre 2024, a été mis à jour le 8 janvier 2026 afin d’intégrer un panorama élargi de l’IA en santé, les enjeux réglementaires actuels et les enseignements du webinaire BeTomorrow.

Merci d’avoir pris le temps de lire.